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Catalogue programmatiqueNation, citoyenneté, immigration et Europe

Position adoptée

Retour, réadmission, identité et procédure d'éloignement

La politique de retour suit un modèle d'exécution hybride : identification et rétention en vue de l'éloignement lorsque cela est nécessaire, puis statut temporaire restreint si l'éloignement demeure provisoirement impossible, avec la poursuite des efforts pour établir la nationalité et obtenir la réadmission.

Position

Une décision de retour définitive doit pouvoir être exécutée en pratique. L'État devrait donc maintenir des mécanismes de vérification d'identité, de rétention, de présentation et de réadmission, plutôt que de laisser la destruction de documents ou le défaut de coopération produire automatiquement un séjour permanent.

Mesures

  • Engager immédiatement la vérification de l'identité et de la nationalité lorsqu'une personne éloignable ne dispose pas de documents fiables.
  • Recourir aux passeports, aux documents expirés, aux registres d'état civil, aux empreintes digitales ou à d'autres données biométriques là où la loi le permet, aux documents de famille, aux vérifications consulaires, aux indices linguistiques et biographiques ainsi qu'aux accords de réadmission pour établir l'identité et la nationalité.
  • Traiter la destruction ou la dissimulation délibérée de documents comme une circonstance aggravante dans l'exécution, tout en reconnaissant que détruire un passeport ne met pas fin à la nationalité.
  • Admettre la rétention administrative lorsqu'elle est nécessaire à l'identification, à la prévention de la fuite ou à un éloignement imminent, sous réserve de limites légales définies et d'efforts continus en vue de l'éloignement.
  • Si l'éloignement ne peut être exécuté dans la durée maximale légale de rétention, faire passer la personne à un statut temporaire restreint plutôt qu'au séjour permanent ordinaire.
  • Le statut restreint peut comporter des obligations de présentation, des restrictions de résidence, la coopération continue aux procédures d'identification et une aide publique limitée.
  • Ne pas laisser le seul écoulement du temps passé sous statut restreint aboutir automatiquement à la citoyenneté ou au séjour permanent.
  • Reprendre l'éloignement dès que la nationalité, les documents de voyage et une réadmission légale deviennent disponibles.
  • Recourir aux accords de réadmission et à la pression diplomatique pour obliger les pays à accepter les personnes dont la nationalité est établie au regard de leur propre droit.
  • Permettre aux membres d'une famille de partir ensemble lorsque les parents sont éloignés et que les enfants ont le droit de les accompagner ; les questions autonomes de nationalité, de garde et de protection de l'enfance appellent une décision individuelle.
  • Appliquer les nouvelles règles constitutionnelles en matière d'immigration aux statuts existants lorsque la loi prévoit expressément un réexamen rétroactif, sous réserve des procédures de réexamen énoncées ailleurs dans cet ensemble.

Note de mise en œuvre

Note de mise en œuvre

Le droit du retour de l'Union limite actuellement la rétention à la période appropriée la plus brève tant que les dispositions d'éloignement sont activement poursuivies, et comporte des durées maximales et des garanties spécifiques. Le modèle hybride proposé reprend la séquence générale d'une rétention suivie d'un statut restreint lorsque l'éloignement immédiat est impossible, la durée exacte dépendant de l'ordre juridique finalement retenu. Le lieu de naissance est un indice utile, mais il n'établit pas à lui seul la nationalité ni une obligation inconditionnelle pour un pays de réadmettre une personne. La réadmission dépend du droit de la nationalité, des preuves et des accords applicables. Est véritablement apatride celui qu'aucun État ne considère comme son ressortissant par application de sa législation. Le système proposé exige donc une détermination de la nationalité, plutôt que de supposer que l'apatridie peut toujours être supprimée en rattachant la personne à son pays de naissance.

  • Position adoptéeNation, citoyenneté, immigration et Europe

    Remigration : principe général

    La remigration est le retour organisé des personnes qui n'ont pas ou qui perdent une base légale de séjour, associé à une politique de retour volontaire, à une exécution stricte des conditions de séjour et au réexamen des statuts obtenus par fraude ou par une irrégularité qualifiée.

  • Position adoptéeNation, citoyenneté, immigration et Europe

    Retour volontaire et réintégration

    L'État peut financer une aide au retour modeste et versée une seule fois lorsqu'un non-citoyen retourne volontairement et durablement dans le pays dont il a la nationalité ou dans un autre pays habilité à l'admettre.

  • Position adoptéeNation, citoyenneté, immigration et Europe

    Expulsion pénale et interdictions de retour

    Les non-citoyens auteurs d'infractions graves sont éloignés au terme de la procédure pénale et définitivement exclus ; les manquements ordinaires au droit du séjour emportent normalement une interdiction de retour de dix ans.

  • Position adoptéeNation, citoyenneté, immigration et Europe

    Asile et protection internationale

    L'asile est une protection contre une persécution véritable ou un danger grave, non un mécanisme général permettant de choisir un pays d'installation préféré.

Chaque question de ce catalogue est assortie d'une position. Les notices marquées Dérivée suivent la direction du manifeste sans que leur mise en œuvre soit arrêtée, et plusieurs nomment la modification légale ou conventionnelle qu'elles exigeraient. Les positions sont révisées à mesure que le mouvement décide ; la version et la date ci-dessus indiquent quel texte vous lisez.

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